Comment gérer la densité de présence des salariés au bureau ?

Le 21/09/2020

Les transports en commun sont un facteur très important de stress, de fatigue et maintenant, avec le Covid, de peur. Nous avons cherché à analyser le niveau de présence des salariés à leur poste de travail. (Grâce à notre ERP interne de gestion des RH, nous disposons d’un excellent outil pour fournir des informations fiables.) Dans le graphe ci-dessous, au mois de janvier, nous sommes dans l’ancien monde, et remarquons que les fins de semaine sont moins chargées que les débuts où il y a des réunions d’équipe.

Pour autant, la moyenne des présents ne tourne qu’autour de 60%. Déjà, à cette époque, nous avions négocié avec beaucoup de salariés des accords de télétravail. Mais rien n’était organisé réellement, ni optimisé.

Graphique

En juin, la situation est très différente. Nous avons demandé à nos salariés de rester encore chez eux, et le nombre moyen de présents tourne autour de 40/50%, en évolution constante. Besoin de se retrouver s’oppose à l’appréhension de reprendre les transports en commun. Nos consignes restent de privilégier le télétravail.

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En juillet, nos consignes sont de revenir au bureau pour que l’entreprise refasse corps, mais le télétravail reste utilisé à raison de un ou deux jours par semaine. La moyenne des présents tourne autour de 70%. (En fin de mois, les effectifs chutent, c’est le début des vacances.) La courbe est claire : présence en début de semaine, télétravail en fin de semaine. Est-ce une fatalité ? Peut-on éviter de retomber dans l’ancien monde ?

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Et demain, quelles conclusions tirer de ces courbes ? Faut-il chercher à les lisser ? Faut-il chercher à avoir le moins de personnes possible en présentiel ? Quel équilibre l’entreprise (avec ses services) doit-elle trouver pour optimiser son efficacité, sa présence auprès des clients, sa créativité ?

Anticipons : Si toutes les entreprises font comme nous, nous ne résoudrons que partiellement la surpopulation des transports, (bondés les lundi et mardi, agréables le reste de la semaine) mais si nous ne faisons rien, nous dégradons le plaisir de travailler des salariés. En faisant baisser le taux de présence de manière intelligente (concertée), alors les transports en commun deviendront plus agréables, moins en panne probablement. Bref, il pourrait y avoir place pour une réflexion collective.

Beaucoup de questions se posent encore, si vous avez des avis, partageons-les. De notre côté, nous avons décidé de faire du travail à distance une opportunité au sein de notre groupe, et avons créé un atelier de quatre personnes qui définira un cadre réglementaire au sein de l’entreprise.

Stéphane Barthélemy

Président du groupe Neptune Media